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Activité physique (3410 views - Medical & Health)

L'activité physique regroupe à la fois l'exercice physique de la vie quotidienne (à la maison, lors du jardinage, des courses, commissions et autres ravitaillements, lors du travail, de la marche, de l'usage des escaliers, des déplacements et des modes de transport), l'activité physique de loisirs, et la pratique sportive. Selon l'OMS, le sport est un « sous-ensemble de l'activité physique, spécialisé et organisé ». Outre la régularité et fréquence de l'exercice, trois paramètres semblent importants lors de l'exercice : la quantité d'énergie dépensée en mode aérobie, le pic d'intensité de l'effort et la durée de l'effort. 30 minutes d'exercices par jour durant 5 jours apportent autant de bénéfice que 3 séances de 10 minutes espacées de 4 heures dans chaque journée, 5 jours par semaine.
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Activité physique

Activité physique

Activité physique

L'activité physique regroupe à la fois l'exercice physique de la vie quotidienne (à la maison, lors du jardinage, des courses, commissions et autres ravitaillements, lors du travail, de la marche, de l'usage des escaliers, des déplacements et des modes de transport), l'activité physique de loisirs, et la pratique sportive. Selon l'OMS, le sport est un « sous-ensemble de l'activité physique, spécialisé et organisé »[1]. Outre la régularité et fréquence de l'exercice, trois paramètres semblent importants lors de l'exercice : la quantité d'énergie dépensée en mode aérobie, le pic d'intensité de l'effort et la durée de l'effort. 30 minutes d'exercices par jour durant 5 jours apportent autant de bénéfice que 3 séances de 10 minutes espacées de 4 heures dans chaque journée, 5 jours par semaine[2].

Historique

Des preuves paléontologiques montrent que l'homme préhistorique en dépit d'une activité physique intense connaissait la maladie et vivait bien moins longtemps que nous. Depuis plusieurs millénaires, avec la sédentarisation et les progrès de la santé l'espérance de vie a régulièrement progressé, mais l'espérance de vie en bonne santé semble donner des signes de recul (notamment attribués à une dégradation de l’environnement, de l'alimentation et à une sédentarité excessive).

L'activité physique est pratiquée par les armées pour entrainer leurs soldats et par les sportifs des jeux olympiques depuis l'antiquité grecque au moins.

Les premières études scientifiques portant sur l'intérêt de l'exercice physique pour la santé ne datent cependant que du début des années 1950, avec le travail de Morris & al (1953) basé sur une population d'employés du transport londonien[3] (travail conduit durant les pires périodes de smogs londoniens). Elles ont ensuite notamment porté sur les effets du sport ou de l'activité sur les muscles, le système circulatoire, pulmonaire, cardiovasculaire et endocrinien ou encore sur le sommeil et l'humeur ou le risque de dépression à différents âges de la vie.

Depuis les années 1990 la sédentarité physique est considérée par la médecine comportementale[4] comme un facteur de risque cardio-vasculaire [5].

Les premières recommandations médicales (à visées thérapeutiques) ne datent aux Etats-Unis que de 1995[6] notamment produites par l'American College of Sports Medicine (ACSM)[7].

S.N Blair (médecin du sport) estime en 2009 que le manque d'activité physique pourrait devenir le premier problème de santé publique au XXIe siècle[8].

Statistiques

En 2008, moins de 50 % des adultes américains avaient un niveau d'activité physique tel que recommandé[9].

Niveaux d'activité physique bénéfique pour la santé : recommandations

L'acronyme HEPA, (APBS en français) valorise l'Activité Physique Bénéfique pour la Santé ou "Health Enhancing Physical Activity" (en)[10]

Adultes (18 à 65 ans)

L'Organisation mondiale de la santé recommande un minimum de h 30 d'activité physique aérobie d'intensité modérée par semaine chez l'adulte en bonne santé[11]. Cependant, une activité plus courtes (15 min par jour) diminue déjà significativement le risque de survenue de maladies cardio-vasculaires quels que soient l'âge et le sexe, par rapport à l'absence totale d'activité[12].

Enfants et adolescents

Les précisions manquent. Les consensus sont en faveur de 60 minutes par jour, intensité modérée à élevée lors de sports, jeux, ou d'activités de la vie quotidienne.

Après 65 ans

L'activité physique est considérée à ces âges comme bénéfiques, mais doit être prudentes et adaptées à la condition physique de la personne.

Des recommandations ont été publiées en 2007 par l'American College of Sports Medicine Association et l'American Heart Association [13]. Outre un suivi médical, il est souvent recommandé de diversifier les activités et de les préparer par un renforcement musculaire et des assouplissements ; des exercices spécifiques d'équilibre sont utiles[14].

Quantification

Article connexe : Niveau d'activité physique.

Elle dépend du type de l'activité, de son intensité et de sa durée.

Elle peut être quantifiée en énergie dépensée (sous forme de calories), en MET (« metabolic equivalent »). un MET à 1 correspond à une consommation énergétique au repos. Un MET à 2 correspond par conséquent à une consommation énergétique doublée par rapport à celle au repos.

Cette quantification peut être indexé sur le poids de la personne.

Selon une étude récente du département Santé de l'Université d'York publiée par la revue PLoS ONE et financée par une Fondation contre les maladies cardiaques (Heart and Stroke Foundation), la plupart des Canadiens (quels que soient leur âge, leur origine ethnique et leur classification IMC) sous-estiment l'effort à faire pour que l'exercice physique ait un bénéfice pour la santé, et ils sous-estiment l'effort nécessaire pour atteindre ce que l'OMS considère être un exercice modéré, et plus encore pour un exercice intense ; ceci même après qu'ils ont reçu des descripteurs d'intensité d'exercice couramment utilisés (rythme cardiaque par exemple)[15].
Les lignes directrices données pour les recommandations d'activité physique dans le monde utilisent des termes généraux pour décrire l'intensité de l'exercice (déterminé par un pourcentage donné de la fréquence cardiaque maximale d'un individu). Il semble que ces termes ne soient pas compris par le public[15].

Intérêt

Exercice physique et santé du corps

La pratique d'une activité physique est l'un des facteurs souvent cités d'une bonne santé et de l'allongement de l'espérance de vie. Elle est notamment bonne pour le système cardiovasculaire et le maintien des muscles, la consommation des lipides et glucides contenus en excès dans l'alimentation des pays développés, la lutte contre le surpoids et l'obésité, etc. Le sigle APBS ou HEPA(en) traduit l'Activité Physique Bienfaisante pour la Santé (ou Bénéfique)[16],[17]

La pratique d'une activité physique modérée, par son influence sur le système hormonal, permet également de réduire le risque de certaines maladies, tel le cancer du sein[18]. Au contraire, chez la femme, une pratique excessive peut avoir des effets délétères sur le système hormonal féminin (avec suppression des règles et ostéoporose précoce).

L'exercice physique est un des facteurs d'allongement de la durée de la vie (ou son absence est un facteur de diminution de cette durée). Une enquête sur 20 individus a été menée de 1993-2007, dont deux sont décédés en cours d'enquête, afin de déterminer l'impact du mode de vie sur l'espérance de vie[19]. L'étude conclut que le « mode de vie idéal » - absence de tabac, consommation d'alcool égale ou inférieure à un demi verre par jour, consommation de cinq fruits et légumes par jour, exercice physique d'une demi-heure par jour - majore l'espérance de vie de 14 ans par rapport au cumul de quatre facteurs de risque[20]. Le cumul des quatre facteurs de risque (tabac, alcool, manque de fruits et légumes et d'exercice physique) multiplie le risque de décès par 4,4, trois facteurs, de 2,5, deux facteurs de près de 2 et 1 facteur de 1,4. C'est la première fois que l'on analyse l'effet cumulé des facteurs de risque sur la mortalité[21],[20].

L'exercice physique est particulièrement important pour les enfants et adolescents afin de réduire les risques d’obésité et de surpoids (qui touchent notamment la France, avec en 2013 près de 20 % des enfants de 3 à 17 ans obèses ou en surpoids[22]. Outre la prévention des maladies cardio-vasculaires, l'exercice physique semble diminuer le nombre de certains types de cancers (essentiellement cancer du sein et cancer colo-rectal)[23].

Exercice physique et santé mentale

L'exercice physique est presque toujours présenté comme utile pour maintenir et améliorer la santé mentale, et de nombreuses études ont confirmé des améliorations de l'humeur et de l'estime de soi mais avec certaines limites, et sans avoir pu établir de lien clair de causalité[24].

Des chercheurs ont montré que la pratique de 20 à 40 minutes d'activité aérobique assez intense par jour peut diminuer l'anxiété et améliorer l'humeur pour plusieurs heures, mais ces changements sont transitoires, surviennent surtout chez les individus ayant un niveau normal ou élevé d'anxiété, et sont limités aux formes aérobies[25] d'exercice[26],[27],[28].
Les études ayant porté sur des programmes d'exercices à long terme, n'ont pas constaté d'améliorations de la santé mentale ou n'ont constaté que des effets modestes chez les individus « normaux ». Par contre des améliorations sont démontrées pour les personnes plus anxieuses et/ou dépressives[29] et une pratiques a priori opposée (relaxation) peut avoir des bénéfices au moins comparables pour diminuer l'anxiété[30] ; Selon les données cliniques disponibles les avantages psychologiques apportés par l'exercice sont comparables aux gains obtenus avec les formes standard de psychothérapie.

Inversement l'exercice physique uniquement pratiqué pour lui-même et de manière très intense ou compulsive[31], peut aussi nuire à la santé mentale, par exemple quand il entraine une dépendance excessive à l'activité physique ou sportive, alors souvent associée à des troubles de l'humeur et de la socialisation, une alimentation déséquilibrée, une anorexie[32] ou boulimie[32], des comportements de dopage, voire à une détérioration de la santé physique. Chez l'athlète, le culturiste ou le joggueur un entraînement trop intense (surentraînement) peut induire une perturbation importante de l'humeur voire le syndrome de staleness (détérioration des performances physiques et intellectuelles et à des troubles du comportement, du sommeil, pouvant conduire à la dépression clinique), peut être en lien avec un dysfonctionnement du système hypothalamique[33].

L'exercice pratiqué sans excès et dans un contexte positif a des effets bénéfiques, ou sinon peut nuire à la santé mentale. Pour un individu en bonne santé, le bénéfice principal pourrait être la prévention, alors que pour les personnes souffrant de troubles émotionnels légers à modérés l'exercice physique a une certaine valeur thérapeutique. Quand la pratique est collective, il peut contribuer à une resocialisation ou maintenir du lien socialrecom.
Sa programmation (mode, durée, fréquence, intensité, variété, heures de pratiques, cadre...) influe sur la qualité des changements attendus en matière de santé mentale, autant d'aspects qui n'ont pas ou peu été étudiés, de même que le mécanismes biologiques et psychologiques reliant l'exercice à l'humeur et à la santé mentale.

Promotion, sensibilisation, changements de comportement

Le manque d'activité physique serait responsable d'un décès sur dix à travers le monde, soit presque autant que le tabac et l'obésité[34],[35].

Freins à l'exercice physique

Certains handicaps et contextes psychologiques et socioculturels sont un frein à l'exercice physique.

Les nuisances sonores le sont également : Une étude récente a conclu qu'une exposition chronique au bruit des transports (bruit d'avions et de véhicules au sol) peut défavoriser la pratique de l’exercice régulier et ainsi nuire à leur santé[36],[37]. La baisse d’activité physique est en suisse de 3,2 % pour chaque point sur l'échelle de gêne due au bruit. Même de faibles niveaux de nuisances sonores ont été associés à une baisse d’activité physique[36].



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