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Leonardo Fibonacci (8736 views - Inventors & Engineers)

Leonardo Fibonacci (v. 1175 à Pise - v. 1250) est un mathématicien italien. Il avait, à l'époque, pour nom d'usage « Leonardo Pisano » (il est encore actuellement connu en français sous l'équivalent « Léonard de Pise »), et se surnommait parfois lui-même « Leonardo Bigollo » (bigollo signifiant « voyageur » en italien). S'il est connu pour la suite de Fibonacci, il joue surtout un rôle d'une importance considérable en faisant le lien entre le savoir mathématique des musulmans, notamment des chiffres indo-arabes, et l'Occident.
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Leonardo Fibonacci

Leonardo Fibonacci

Leonardo Fibonacci
Leonardo Fibonacci
Leonardo Fibonacci
Naissance v.
Pise (Italie)
Décès v.
Pise (Italie)
Nationalité Pisan
Domaines Mathématiques
Renommé pour Chiffres arabes
Notation algébrique
Suite de Fibonacci

Leonardo Fibonacci (v. 1175 à Pise - v. 1250) est un mathématicien italien. Il avait, à l'époque, pour nom d'usage « Leonardo Pisano » (il est encore actuellement connu en français sous l'équivalent « Léonard de Pise »), et se surnommait parfois lui-même « Leonardo Bigollo » (bigollo signifiant « voyageur » en italien). S'il est connu pour la suite de Fibonacci, il joue surtout un rôle d'une importance considérable en faisant le lien entre le savoir mathématique des musulmans, notamment des chiffres indo-arabes, et l'Occident[1].

Biographie

Les sources biographiques sur ce personnage font cruellement défaut.

Né à Pise, république maritime de Toscane, son éducation s'est faite en grande partie à Béjaïa en Algérie, où son père Guglielmo Bonacci était le représentant des marchands de la république de Pise. C'est dans cette ville portuaire, qui est à l'époque un centre commercial et intellectuel, que Fibonacci commence son éducation en mathématiques. Bien qu'on ne sache pas s'il est arabisant, il étudie notamment les travaux algébriques d'Al-Khwarizmi[2],[3].

Ayant aussi voyagé en Égypte, en Syrie, en Sicile, en Provence pour le compte de son père, et rencontré divers mathématiciens, Fibonacci en rapporta à Pise en 1198 les chiffres arabes et la notation algébrique (dont certains attribuent l'introduction à Gerbert d'Aurillac). Ceci illustre les liens entre la vitalité commerciale des villes d'Italie de l'époque et la créativité scientifique et artistique de leurs membres[4].

En 1201, il prouva que toute fraction a/b pouvait se noter comme une somme de fractions distinctes dont le numérateur est 1, soit, pouvait être représentée par une fraction égyptienne[4].

De 1202 à 1225, il est occupé par ses différents ouvrages.

Après 1228, la vie de Fibonacci nous est presque inconnue. Un seul document connu se réfère à lui. Il s’agit d’un décret daté de 1241 notifiant l’attribution par la République de Pise d’un salaire annuel de vingt lires au « sage et discret Maître Léonardo Bigollo ». Ce salaire lui fut donné en reconnaissance des services rendus à la cité et aux citoyens en qualité de comptable[5],[4]. Fibonacci mourut peu après, probablement à Pise[4].

Liber abaci (1202)

Article détaillé : Liber abaci.

Le livre des calculs est un traité sur les calculs et la comptabilité fondée sur le calcul décimal à une époque où tout l'Occident utilisait encore les chiffres romains et calculait sur abaque. Ce livre est fortement influencé par sa vie dans les pays nord-africains ; il est d'ailleurs rédigé en partie de droite à gauche[4].

Par cette publication, Fibonacci introduit le système de notation indo-arabe en Europe[6]. Ce système est plus puissant et plus rapide que la notation romaine, et Fibonacci en est pleinement conscient. L'invention sera d'abord mal reçue car le public ne comprenait plus les calculs que faisaient les commerçants. En 1280, Florence interdit même l'usage des chiffres arabes par les banquiers. On jugea que le 0 apportait la confusion et des difficultés au point qu'ils appelèrent ce système cifra, qui dérive du nom arabe du zéro (al sifr = vide, zéro). Ce serait par l'usage des nombres dans la tradition cabalistique que le mot chiffre aurait acquis le sens de code secret[4].

Fibonacci est plus connu de nos jours pour un de ses problèmes conduisant aux nombres et à la suite qui portent son nom, mais à son époque, ce sont surtout les applications de l'arithmétique au calcul commercial qui l'ont fait reconnaître : calcul du profit des transactions, conversion entre monnaies de différents pays utilisant des bases différentes (base 10, 12, 20). Son travail sur la théorie des nombres était ignoré de son vivant, mais il fut très largement lu pendant les deux siècles qui suivirent. Ses travaux sont désormais très utilisés en finance de marché, et en particulier en analyse technique[4].

Practica Geometrie (1220)

C'est un livre de géométrie et de trigonométrie, hommage indirect du mathématicien pisan à Frédéric de Souabe, qui fut couronné empereur à la fin de cette année 1220.

Il y montre entre autres que la solution réelle de l'équation n'est pas constructible à la règle et au compas[7]. Il s'agit d'un résultat sans équivalent depuis Euclide[7].

Liber quadratorum (1225)

Article détaillé : Livre des carrés.

Ce livre des carrés, dédié à Frédéric II[note 1], est un livre de problèmes numériques, partie très impressionnante du travail de Fibonacci[4].

Flos (1225)

C'est un regroupement de solutions aux problèmes posés par Maître Giovanni de Palerme, philosophe de la Cour, lors d'un concours de mathématiques organisé par et en présence de Frédéric II, problèmes que seul Fibonacci avait su résoudre[4].

Les noms de Léonard de Pise

Le nom de Fibonacci, correspondant à « filius Bonacii, fils de Bonacci, en latin », lui a été attribué de manière posthume[4].

Publications

Textes en ligne



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