powered by CADENAS

Social Share

Amazon

Commerce électronique (13325 views - Consumer products)

Le commerce électronique (ou commerce en ligne, vente en ligne, parfois cybercommerce) est l'échange pécuniaire de biens, de services ou d'informations par l'intermédiaire des réseaux informatiques, notamment Internet. On emploie également la dénomination anglaise e-commerce. Dans le cadre du commerce inter-entreprises, on utilise depuis de nombreuses années des réseaux de type Échange de données informatisé (EDI). Des transactions électroniques se réalisent également sur les réseaux téléphoniques mobiles. Ce commerce par mobiles se dit commerce mobile ou m-commerce (abréviation de l'anglais mobile commerce). Dans un contexte de contraintes environnementales fortes, le développement de la vente à distance tend à transformer les problématiques de logistique. En France, les professionnels du secteur sont rassemblés au sein de la fédération du commerce électronique et de la vente à distance (FEVAD).
Go to Article

Explanation by Hotspot Model

Youtube


    

Commerce électronique

Commerce électronique

Commerce électronique

Licensed under Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 (Videoplasty.com).

Le commerce électronique[1] (ou commerce en ligne[2], vente en ligne, parfois cybercommerce) est l'échange pécuniaire de biens, de services ou d'informations par l'intermédiaire des réseaux informatiques, notamment Internet. On emploie également la dénomination anglaise e-commerce.

Dans le cadre du commerce inter-entreprises, on utilise depuis de nombreuses années des réseaux de type Échange de données informatisé (EDI). Des transactions électroniques se réalisent également sur les réseaux téléphoniques mobiles. Ce commerce par mobiles se dit commerce mobile ou m-commerce (abréviation de l'anglais mobile commerce).

Dans un contexte de contraintes environnementales fortes, le développement de la vente à distance tend à transformer les problématiques de logistique.

En France, les professionnels du secteur sont rassemblés au sein de la fédération du commerce électronique et de la vente à distance (FEVAD).

Histoire

L’émergence de la vente en ligne est directement liée à l’apparition du web au début des années 1990. Le 11 août 1994, Phil Brandenberger, un habitant de Philadelphie, passe la première commande en ligne en utilisant un système de paiement sécurisé par carte bancaire. Le New York Times couvre l’événement et souligne que « derrière un petit clic pour un individu se cache un grand pas pour l’économie ». Ce premier achat de 12,48 dollars pour un album de Sting représente la première pierre d’un édifice qui depuis ne cesse de croître.

En France, le commerce électronique s'est développé tout d'abord sur les bases du minitel avec des grands noms de la vente par correspondance (VPC) comme la Redoute ou les 3 suisses[3],[4].

L'arrivée d'Internet a dans un premier temps induit un modèle d'entreprise différent[5]. À la fin des années 1990, ce modèle économique est rendu célèbre par Amazon, EBay et AOL, des sociétés profitant d'une bulle des capitalisations boursières des jeunes sociétés sans équivalent dans l'histoire, qui finit en krach, phénomène touchant aussi des nombreuses petites sociétés de biotechnologies.

Le Parlement européen et le Conseil ont adopté le 8 juin 2000 une directive européenne sur le commerce électronique (Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil relative à certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur). Celle-ci a été transposée en France par la loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004. Ce cadre juridique français concernant la collecte d’informations nominatives destinées à la prospection commerciale est lourd. En effet, les dérogations au principe de consentement préalable sont extrêmement restrictives pour prospecter les particuliers et les professionnels par courrier électronique. Pour respecter cette loi, les vendeurs de fichiers ont souvent recours à des prestataires localisés en dehors du territoire national puisque la loi française ne s’y applique pas.

L'arrivée de la téléphonie mobile a introduit une nouvelle rupture, avec une tarification quantitative à la donnée, on parle aussi de « m-commerce ».

En 2017, le rapport « Baromètre du numérique » du CREDOC[6]  indique ainsi que 61 % des Français ont effectué au moins un achat en ligne dans l’année. L’étude indique également que cette proportion a plus que doublée en passant de 11 % à 61 % entre 2003 et 2017. Depuis 2013 la majorité (>50 %)  des français effectuent des achats en ligne.

Variétés des relations vendeur-acheteur

Reposant sur la nature de la relation vendeur-acheteur, ces types sont :

  • l'échange électronique entre entreprises et gouvernement, souvent appelé B2G (se prononce bi-tou-dji), acronyme anglais de business to government (« d'entreprise à gouvernement ») ;
  • le commerce électronique entre entreprises, souvent appelé B2B (se prononce bi-tou-bi), acronyme de l'anglais business to business (« d'entreprise à entreprise ») ;
  • l'échange électronique entre une entreprise et ses employés, souvent appelé Intranet ou B2E (bi-tou-i), acronyme de l'anglais business to employee (« d'entreprise à employé ») ;
  • le commerce électronique à destination des particuliers, ou B2C (se prononce bi-tou-ci), acronyme de l'anglais business to consumer ou business to client (« d'entreprise à consommateur » ou « d'entreprise à client ») : il s'agit de sites web marchands ;
  • le commerce électronique entre particuliers, ou C2C (se prononce ci-tou-ci), acronyme de l'anglais consumer to consumer : il s'agit de sites web de vente entre particuliers.

Commerce entre particuliers (C2C)

Dans ce cas, trois systèmes d'échanges coexistent:

Commerce entre entreprises et particuliers (B2C)

Parmi les principaux biens et services vendus par internet aux particuliers on peut citer :

  • les biens culturels : livres, CD et DVD, etc. ;
  • les appareils technologiques : PC, électronique, hi-fi, etc. ;
  • le tourisme et les voyages : billets de train, d'avion, locations, etc. ;
  • les produits de grande consommation avec les supermarchés en ligne ;
  • les produits d'imprimerie : faire-part, cartes de visites, plaquettes, supports commerciaux ;
  • les produits d'habitats, vêtements, puériculture, etc.
  • les prestations de services à domicile : ménage, travaux, bricolage, coiffure, etc.

Ainsi que des systèmes de vente spécialement adaptés au monde internet :

Commerce entre entreprises (B2B)

Il existe également des produits vendus en ligne exclusivement aux professionnels comme :

  • le textile, un employé pouvant commander en ligne un vêtement professionnel personnalisé (à sa taille, avec son nom brodé sur le vêtement) ;
  • le vin ;
  • des traceurs, des copieuses de plan, des scanners, etc., pour bureaux d'études ;
  • du matériel BTP (mètres, lasers, etc.) ;
  • véhicule utilitaire (fourgons, camions, véhicules frigorifiques, etc.).

Services en ligne

Enfin, de nombreuses entreprises proposent des services sur internet, payants ou non :

Marketing

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2019)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

De manière générale, toute entreprise ou particulier voulant créer une boutique en ligne pourra utilement faire appel à un prestataire spécialisé en e-commerce, afin d'étudier son marché, sa concurrence et donc son positionnement sur le web.

Ventes combinées à la méthode RIMA

Dans le monde du commerce électronique, l'expression anglaise click and mortar (ou encore bricks and clicks) fait référence à des entreprises qui proposent de façon complémentaire :

  • de la vente par internet (activités « en ligne ») ;
  • et de la vente en magasin ou en point de vente « physique » (distribution classique).

Ces expressions anglaises sont construites par analogie avec l'expression usuelle brick and mortar (« des briques et du mortier »). On pourrait donc traduire cette expression en français par « clic et magasin » ou encore « internet et magasin ». La Fnac en est un exemple classique.

Ces modèles de distribution click and mortar s'opposent à des modèles du « tout virtuel » où seul le commerce en ligne est proposé aux clients. Certains opérateurs en « tout virtuel » semblent réorienter une partie de leur stratégie de distribution vers du click and mortar.

Ventes multicanaux

Développer une stratégie multicanal, permet d'associer Internet, la télévision numérique, les services mobiles et les magasins physiques. L'intérêt d'un tel dispositif est d'exploiter le nombre croissant de consommateurs qui utilisent pour leur achat, de multiples canaux de distribution interactifs.

Cette forme de distribution permet également de faire face à certains obstacles inhérents aux caractéristiques du canal électronique. Certains consommateurs sont rétifs à payer en ligne et souhaitent par exemple pouvoir payer en magasin. Une stratégie multicanal a également un intérêt du point de vue logistique en utilisant le réseau de magasins comme un stock et transforme ceux-ci en points retraits. Plusieurs acteurs du commerce électronique ont opté pour une telle stratégie : meilleurtaux, pixmania, ldlc, etc. Des acteurs traditionnels de la distribution ont quant à eux mis plus de temps à combiner le canal électronique et le canal physique. On peut citer comme exemples, la Fnac et Darty.

Dans tous les cas la stratégie multicanale nécessite une organisation particulière sur de nombreuses fonctions : gestion logistique, système d'information, relations client, prix, promotion, fidélisation, etc. Il s'agit désormais du e-business.

Différence entre e-commerce et e-business

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2019)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Bien que l'un des piliers de l’e-business soit l’e-commerce, l’e-business et l’e-commerce sont deux termes qui ont en définitive deux significations totalement différentes.

Une solution e-commerce permet à un marchand de vendre tout simplement en ligne ses produits, il s'agit donc de VPC sur Internet. Une solution e-commerce ne garantit pas le succès du site en lui-même, car elle n'offre que des fonctionnalités limitées au panier, et assure d'une manière basique la gestion du catalogue en ligne. Elle ne traite pas les problèmes fondamentaux liés aux développements d'une communauté verticale autour du site, la fidélisation de la clientèle, l'instauration de la confiance client/marchand, l'optimisation des ventes, l'analyse du comportement du client, le SAV, etc.
Avec 22 % de croissance en 2009[7], le e-commerce tend vers une convergence de la toile et du mobile[8].

L’e-business est tout ce qui peut être mis en œuvre en amont pour concrétiser une vente et assurer la fidélisation du client. Le e-business est composé de « relations d'échanges » d'ordre différent (mailing, actions de fidélisation, promotions, service après vente, etc.). Une solution e-business est un ensemble d'outils qui permettent d'une part de créer un site de vente en ligne et d'autre part de mettre à la disposition du marchand tous les moyens nécessaires pour prospecter et fidéliser les clients (listes de cadeaux, points de fidélité, remises en espèces, chèques cadeau, coupons de remise, parrainage, affiliation, etc.).

Le commerce électronique dans l'Union européenne

Réglementation et sources officielles

Le Parlement européen et le Conseil ont adopté le 8 juin 2000 une directive européenne sur le commerce électronique (Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil relative à certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur). Celle-ci a été transposée en France par la loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004.

La directive européenne avait été précédée par des politiques isolées d'états membres de l'union comme la France. Par exemple, à partir d'octobre 1997, Francis Lorentz a effectué une mission sur le commerce électronique[9] pour le compte du gouvernement français et qui a été présenté, le 8 mai 1998, par le ministre de l'économie Dominique Strauss-Kahn[10].

Commerce électronique transfrontalier

Lors de la mondialisation, l'internet est devenu un vecteur formidable du commerce électronique. Pourtant, les questions relatives à l'achat de produits à l'étranger révèlent des difficultés, notamment en cas de litige.

Les pays européens doivent pour leur part transcrire dans leurs législations nationales les directives touchant ce domaine, ce qui rendra homogène les règles applicables entre chaque pays de l'Union européenne.

Dans le cadre du B2C et lorsqu'un achat a lieu en dehors de l'Union européenne, il convient d'être prudent, de savoir avec qui l'on fait affaire, et de bien connaître les conditions de la vente. En cas de litige grave, le seul recours pourrait être le dépôt d'une plainte et dans le pays de l'acheteur, et dans le pays du vendeur. Le droit français protège les consommateurs en indiquant qu'un acheteur ne saurait être privé de son droit à déposer plainte dans son pays de résidence.

Il semble qu'il vaille mieux aussi avoir des notions du droit du pays dans lequel se situe le vendeur.

Lorsqu'il s'agit de B2B, le droit de la consommation laisse plutôt la place au droit du commerce international.

Quand un produit est acheté à l'étranger, les droits de douane et la TVA (ou son équivalent) sont à acquitter, comme si le produit était acheté sur le sol national.

En pratique :

  • pour tous les achats effectués à l'intérieur de l'Union européenne, il n'y a pas de droits de douane et la TVA qui s'applique est celle du pays d'achat du produit. Il peut donc être intéressant d'acheter dans les pays européens dont la TVA est plus faible (par exemple, lorsque celle de l'Allemagne était de 15 %). Attention pour la France, les départements et territoires d’outremer sont considérés comme territoires d’exportation par rapport à la France métropolitaine
  • pour tous les achats effectués en dehors de l'Union européenne, les droits de douane et la TVA sont à acquitter à l'entrée sur le territoire. Comme l'acheteur n'est généralement pas présent au moment où la commande passe la frontière (le plus souvent il s'agit d'un aéroport), les services postaux sont assermentés pour encaisser ces taxes. En général ces taxes sont appliquées sous la forme de forfait ou de manière globale (coût du produit + port par exemple) ce qui peut renchérir de beaucoup le coût final de l'achat. Les sociétés privées sont mieux organisées pour ce travail que les services postaux traditionnels.

Les produits électroniques sont souvent stoppés et taxés aux frontières. Seuls les livres, qui bénéficient d'une TVA et de droits de douane très faibles, ne sont jamais bloqués par les services postaux car le coût du recouvrement serait plus élevé que les taxes elles-mêmes.

Impacts

Impacts environnementaux et défis logistiques

Le caractère « virtuel » ou « immatériel » du commerce électronique pourrait laisser croire que la vente en ligne est respectueuse de l'environnement. Quelques études, encore peu nombreuses, tendent hélas à faire douter des effets vertueux du commerce électronique dans ce domaine. Selon une étude sur la vente en ligne de livres, aux États-Unis, 73 mégajoules (MJ) par livre sont consommés par le commerce électronique, alors que seulement 53 mégajoules le sont par le commerce traditionnel ; au Japon, dans la ville de Tokyo, le commerce électronique nécessite 9,3 MJ par livre tandis que le commerce traditionnel en consomme 1,6 MJ[11].

Les études sur la mobilité urbaine durable montrent que la thématique des livraisons de marchandises en ville constitue un enjeu majeur des émissions de CO2 (plus du tiers des émissions urbaines), de NOx, de particules et de bruit en ville, ainsi que de la congestion urbaine. Pour que le développement des ventes par Internet ait un impact favorable, il faut que des solutions adaptées aient été trouvées pour le maillon terminal de la chaîne logistique[12].

L'optimisation de la chaîne logistique passe notamment par le regroupement des expéditions en points de livraison localisés à proximité des clients. Les grandes entreprises de vente par correspondance ont développé des modes de distribution en Points relais, au travers des filiales spécialisées comme Mondial Relay (3 Suisses International), Sogep (La Redoute), ou Distrihome (Yves Rocher)[13].

Conséquences spatiales

Le commerce électronique est un phénomène récent en pleine évolution[14] ; il est donc difficile d'en appréhender les conséquences spatiales directes. Les commerces de proximité notamment dans les centres-ville, déjà touchés de plein fouet par le développement des centres commerciaux et hypermarchés, craignent un impact direct de cette nouvelle forme d'achat sur leur activité. Cette crainte semble pour l'instant épargner les commerces alimentaires. Ainsi, on constate lors des enquêtes nationales sur la mobilité des Français que les lieux et les déplacements pour les achats courants (particulièrement alimentaires) ont très peu évolué [15].

Les conséquences spatiales du développement de commerce électronique restent au stade d'hypothèse. Trois scénarios pourraient être imaginés: un renforcement des commerces en périphérie au détriment des centres-villes (phénomène Edge city), au contraire un réinvestissement des centres-villes, ou finalement une redistribution dans le territoire des activités commerciales qui ferait disparaître le schéma classique centre-ville/périphérie[16].

Mise en œuvre

Spécifications techniques

Des spécifications techniques ont été adoptées pour le commerce électronique, avec ebXML, abréviation de l'anglais Electronic Business using eXtensible Markup Language. Ces spécifications s'appuient sur le langage de balisage XML. Ce standard est édité par l'OASIS.

ebXML est devenu une spécification technique internationale (ISO/TS 15000) en 2004. L'ONU supporte ebXML avec l'organisme UN/CEFACT, qui a imposé cette spécification à l'Union européenne.

Commerce électronique délégué

La délégation consiste en une prise en charge complète du développement et de la gestion de l’e-commerce d'une marque ou d'une enseigne, sous forme d’un partenariat pluriannuel, avec le souci constant du respect de l’image et de l’univers de la marque.

À l’intérieur de cette opération, un opérateur partenaire offre une expertise globale dans chaque domaine de l’e-commerce que chaque marque ne pourrait s’offrir isolément (création de l’e-boutique, e-merchandising, e-marketing, logistique, service client, service de paiement, gestion du back-office, etc.).

Mesure du volume

Il n'existe pas de statistiques officielles sur le commerce électronique en France, mais des estimations reposant sur des sources différentes : panels de sites marchands, montant des transactions cartes bancaires, plateformes de paiement. En France, le commerce électronique représente un montant de transactions de l'ordre de 20 milliards € et 25 milliards € si l'on inclut les services bancaires et le négoce de titres financiers en ligne (source : ACSEL). Le commerce électronique représente moins de 5 % du total du commerce de détail en France. Ce pourcentage est assez voisin à ceux des pays européens. Aux États-Unis, on estime que le commerce électronique représente 6 % du commerce de détail en 2008 (source : NBER).

En France la FEVAD, une fédération volontaire nationale de vente en ligne et de commerce à distance propose des indices de mesures[17].

Au niveau mondial, le e-commerce représenterait un billion (1012, mille milliards) de dollars en 2012 selon eMarketer (en)[18].

On commence à mesurer l'incidence de la progression du e-commerce sur les ventes du commerce "physique". Aux États-Unis on note une baisse d'affluence dans les grandes surfaces et on craint un reflux des effectifs de salariés du secteur[19].

En 2017, un sondage Médiamétrie estime que la France a compté 27 millions de "cyberacheteurs" et que ces derniers ont dépensé 81 milliards d'euros[20].

Sécurité, responsabilité du vendeur et aspects juridiques

La loi Chatel du 3 janvier 2008 a renforcé en France la protection de cyberconsommateurs. Les professionnels de la vente à distance sont tenus d'indiquer une date limite de livraison et en cas de retard de plus d'une semaine le consommateur peut dénoncer la commande par lettre recommandée avec accusé de réception. Le remboursement des sommes versées doit alors intervenir dans les meilleurs délais et au plus tard dans les 30 jours suivant la date à laquelle le consommateur a exercé ce droit. L'offre de contrat, via des conditions générales de vente acceptées lors de l'achat par le client, doit préciser notamment[21] l'existence d'un droit de rétractation, ses limites éventuelles, ou même, son absence. Le remboursement sous forme d'avoir ne peut plus être imposé. Les services qui permettent de suivre l'exécution de la commande, d'exercer le droit de rétractation ou de faire jour la garantie ne peuvent être surtaxés.

Le commerce électronique induit un ensemble de questions sur l'interopérabilité informatique, entre les systèmes informatiques des clients et des fournisseurs, ainsi que des établissements financiers qui interviennent dans les règlements.
L'interopérabilité informatique repose de plus en plus sur l'emploi de métadonnées dans la plupart des composants informatiques (langage XML, bases de données, progiciels de gestion intégrés, qui peuvent être couplés au e-commerce pour une synchronisation en temps réel, informatique décisionnelle et hypercubes OLAP, etc.).

L'État français met en place depuis 2008 de nombreuses règles légales pour d'une part limiter l'affluence de sites pirates et d'autre part mettre en place un prélèvement fiscal sur les entreprises qui doivent (donc) se déclarer.

En France, la loi Grenelle II ajoute (en 2010) que quand ils sont vendus sous la seule marque d'un revendeur, ce dernier doit « pourvoir ou contribuer à la collecte, à l'enlèvement et au traitement des déchets d'équipements électriques et électroniques en substitution de la personne qui fabrique, importe ou introduit sur le marché national ces équipements (...) quelle que soit la technique de vente utilisée, notamment la vente à distance et la vente électronique » [22].
Les organisations de consommateurs, dont l'association Consommation Logement Cadre de vie dans un rapport publié en mars 2015 (enquête[23] faite auprès de 22 grands sites Internet marchands)[24], dénoncent le non-respect de l'obligation légale de reprise « un pour un » des équipements électriques et électroniques par près de la moitié des distributeurs en ligne, ce qui freine le bon recyclage des déchets. En 2015, 27 % des sites interrogés ne pratiquent pas cette reprise obligatoire et 23 % des autres obligent illégalement l’acheteur à souscrire une livraison payante spécifique (de l'ordre de 20 euros par produit)[25]. De plus l’affichage obligatoire de l’éco-participation payée par le consommateur pour financer le recyclage n’est pas respecté par 18 % des sites interrogés. La CLCV a déjà assigné en justice plusieurs distributeurs pour ces raisons et pourrait en poursuivre d'autres[25].

Bibliographie

  • Olivier d' Auzon, Le droit du commerce électronique , Puits Fleuri, 2004, (ISBN 978-2867392344).
  • Bernard Eben, E-commerce: tout savoir avant de créer une boutique en ligne , Eyrolles, 2015 (ISBN 978-2212140873).
  • Henri Isaac, e-Commerce : Vers le commerce connecté, Pearson Education, 20017 (ISBN 978-2326001428).
  • Gérard Haas, Guide juridique de l'e-commerce - 7 règles à connaître pour la sécurisation juridique et la valorisation d'un site e-commerce, Éd. ENI, 2012 (ISBN 9782746075726)[26].
  • Francis Donnat, Droit européen de l'internet (réseaux, données, services), LGDJ 2018 (ISBN 978-2-275-06118-4), p. 127 et s.


This article uses material from the Wikipedia article "Commerce électronique", which is released under the Creative Commons Attribution-Share-Alike License 3.0. There is a list of all authors in Wikipedia

Consumer products

.max, Maya, Challenge, Competition, Rendering, 3D, Blender, Autodesk Maya, 3D Studio MAX (.3DS, .MAX), Maxwell, Animation, 3D Model, Autodesk Softimage, Cinema 4D, Rendering, Animation, 3Dartist, c4d, maxon, lowpoly, 3Dart, blender3D, 3D library